dimanche 13 mars 2011

l'ADOS laisse sa place à SOS Homophobie !

Bonjour à toutes et à tous !

Vous le savez, nous n’avons jamais eu comme ambition d'être LA nouvelle association LGBT du Havre mais plutôt une association se battant spécifiquement contre l'homophobie.

C'est pourquoi, après avoir pesé les avantages et les inconvénients, l'Assemblée Générale a décidé la dissolution de l’ADOS au profit d’une participation à l’action de la plus grande association française de lutte contre les “LGBTphobies” : SOS Homophobie.

Au programme en 2011 : inauguration de l'antenne locale, premières interventions en milieu scolaire (prévention contre l'homophobie), participation à la journée nationale de la déportation...

Envie de nous rejoindre ? contacter : sos-lehavre@sos-homophobie.org
Facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=174562045059

Ce blog, consacré à l'ADOS n'a donc plus de raison d'être. Il ne sera pas supprimé mais ne sera plus alimenté.

A très vite !


Etienne Fouquay
Délégué de SOS Homophobie au Havre

dimanche 24 janvier 2010

l'ADOS sur Gaynormandie.com !




Interview du Président de l'ADOS sur gaynormandie.com, 1er portail gay et lesbien de Normandie :
http://www.gaynormandie.com/ados-association-lgbt-gay-havre-interview/

dimanche 13 décembre 2009

l'ADOS dans la presse havraise !



Havre Dimanche du 6 décembre 2009

dimanche 6 décembre 2009

Photos - Journée Mondiale de lutte contre le SIDA







Voici à quoi ressemblait notre stand à la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA.

L'association a même été bénie par les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence !

vendredi 4 décembre 2009

Adhérez à l'ADOS !


Adhérez à l'ADOS !
Participez à la lutte contre l'homophobie au Havre !

Avec ce bulletin vous pouvez choisir :
- d'adhérer (participer aux actions),
- d'adhérer en soutien
- ou tout simplement de faire un don.

Nous avons remarqué (trop tard) que l'encadré "sexe" pouvait être gênant pour ceux qui ne se reconnaissent ni dans la case "masculin" ou "féminin." Considérez donc cette question comme facultative en attendant que nous changions le bulletin.

mardi 1 décembre 2009

Signez l'appel de Montpellier !


Appel pour l'ouverture du mariage aux couples de même sexe à l'initiative d'Hélène Mandroux, Maire de Montpellier et déjà signé par de nombreux maires de France.

Désormais cet appel est ouvert à tous alors faisons entendre notre voix !

lundi 30 novembre 2009

L'ADOS ?


L’Association pour le Droit à une Orientation Sexuelle libre (ADOS) est une association de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et pour l’égalité des droits des LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels).

Créée officiellement le 27 octobre 2009, elle est composée de personnes de tous âges, de tous sexes et de toutes orientations sexuelles.
Ses adhérents se sentent concernées par ces questions qu’ils soient homos, amis ou parents d’homo ou bien tout simplement citoyens.

Objectifs :

I - Lutte contre les discriminations


Nous interviendrons aussi bien en aval qu’en amont de ces discriminations :

- en amont en sensibilisant les publics (jeunes, enseignants, secteur médico-social…) afin de déconstruire les idées reçues, les stéréotypes et les préjugés dont se nourrit la discrimination homophobe.
En 2010 : nous interviendrons dans les établissements scolaires (collèges, lycées).

- en aval pour soutenir, écouter et ré-orienter les victimes de ces discriminations ainsi que toute personne se posant des questions liées à l’orientation sexuelle (coming-out, parentalité, sexualité…).
En 2010, une ligne d’écoute et une permanence d’accueil seront mise en place.

II - Lutte pour l’égalité des droits


L’association se donne également pour objectif de lutter pour l’égalité des droits des LGBT. Sans la reconnaissance des droits des LGBT par la République comment lutter efficacement contre l’homophobie auprès des citoyens ?
En 2010, nous interpellerons publiquement les candidats à l’occasion des élections régionales sur ces sujets.


Afin d’assurer la visibilité des LGBT, nécessaire à ces combats, nous participerons à des manifestations publiques (Journée Mondiale de lutte contre l’Homophobie, Marches des fiertés…).

L’homophobie en chiffres


Tous ces chiffres proviennent soit du rapport 2008 sur l’homophobie (SOS Homophobie) soit des rapports de la HALDE.

Suicide :
1 jeune homosexuel sur 4 a déjà tenté de se suicider
(13 fois plus que chez les jeunes hétérosexuels)

Agressions :
4 agressions homophobes par semaine
61 cas d'agressions physiques homophobes recensées en 2008
14 meurtres homophobes depuis 2002

Famille :
L’homophobie est loin de reculer dans le milieu familial : entre 2007 et 2008 on constate une augmentation de 36% des témoignages concernant l'homophobie dans la famille.

Travail
C’est le premier motif d’interpellation de SOS Homophobie. 85% des gays et lesbiennes salariées ont au moins une fois ressenti une homophobie implicite tandis que 40% des homosexuels déclarent avoir été directement victimes d’actes ou de propos homophobes au travail.

Internet :
Augmentation de 43% des témoignages d’homophobie sur le net entre 2007 et 2008. C’est désormais le deuxième motif d’interpellation de SOS Homophobie.

Femmes :

Une proportion de femmes agressées en forte hausse :
9% en 2007, 20% en 2008.
1 femme violée toutes les 2 heures.

L’évolution du Droit vis-à-vis des Homosexuels


La France de l’Ancien Régime considère l’homosexualité comme un crime religieux, une perversion de la nature créée par Dieu. Ce « crime » pouvait être passible de tortures ou/et de la peine de mort. La Révolution Française supprime cette discrimination légale avec l’abolition de la pénalisation de la sodomie en 1791.

1940 :
La défaite française en 1940 face aux nazis et la mise en place de la France réactionnaire de Vichy, gouvernée par Pétain, fait reculer les droits des homosexuels avec la pénalisation de l’homosexualité la même année.

1960 : L’homosexualité est officiellement considérée comme un fléau social contre lequel il faut lutter. Ainsi, par exemple, l’homosexualité devient une circonstance aggravante en matière d’outrage à la pudeur.

1968 : La France adopte officiellement la classification des maladies mentales de l’Organisation Mondiale de la Santé. L’homosexualité fait partie de cette classification (elle n’en sera retirée par l’OMS qu’en 1993).

1982 : les textes pénaux discriminatoires à l'égard des homosexuels sont abrogés.

Années 1985-1999 : pause juridique.

1999 : Le législateur français invente le Pacte Civil de Solidarité (PACS). Une forme d'union à mi-chemin entre le mariage et le concubinage, ouverte aussi bien aux couples hétérosexuels qu'homosexuels. Pour la première fois, la société reconnaît aux gays et aux lesbiennes le droit d'être ensemble.

2002 : La loi de modernisation sociale interdit officiellement toute discrimination à l'embauche et dans le monde du travail basée sur le rejet des homosexuels.

2003 : L’adoption de l’article 47 de la loi sur la sécurité intérieure permet de classer l’homophobie comme circonstance aggravante lors de la réalisation de crimes liés à l’homophobie ou à l’orientation sentimentale et sexuelle vraie ou supposée des victimes, crimes dont les peines peuvent alors être aggravées. Ceci est alors inscrit dans l’article 132.77 du Code Pénal.

2004 : L'État crée la Halde, dont l'objectif est de lutter contre tous les types de discrimination. Cet organisme peut se saisir lui-même afin d'enquêter sur des actes supposés illégaux.

2005 : Le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero ouvre le droit du mariage aux homosexuels. L’Espagne devient ainsi le cinquième pays à rendre légal le mariage gay après le Danemark en 1989, les Pays-Bas en 2001, la Belgique en 2003, et le Canada en 2004. L’Espagne ne fait qu’appliquer les recommandations de 2003 du Parlement Européen, qui, dans son rapport annuel sur les droits fondamentaux de l’Union Européenne, préconisait aux États membres "d'abolir toute forme de discrimination -législatives ou de facto- dont sont encore victimes les homosexuels, notamment en matière de droit au mariage et d'adoption d'enfants".

2009 : Adoption du traité de Lisbonne : “Dans la définition et la mise en œuvre de ses politiques et actions, l'Union cherche à combattre toute discrimination fondée sur le sexe, la race ou l'origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle.”
Mais cette disposition est de pure forme puisque la Pologne est dispensée de l'application de cet article et pourra persister à s'abstenir de condamner les discriminations sur la base de l'orientation sexuelle.

La jurisprudence vis-à-vis des homosexuels


I - Le mariage

Sa nullité s'il est contracté a récemment été affirmée par la Cour de cassation, qui a prononcé en 2006 l'annulation du mariage de Bègles célébré par Noël Mamère.

Jusqu’à l’apparition du Pacs qui est apparu comme un besoin d'organiser sa vie avec son partenaire, le concubin du même sexe n'était pas reconnu et ne pouvait donc pas bénéficier de certains droits (Cour de cassation, 11 juillet 1989).


II - L'adoption

Les questions du mariage homosexuel et de l'adoption par un couple homosexuel sont très proches. En France, une personne célibataire a le droit d'adopter. Cependant il arrivait que l'administration refuse tout de même une adoption au motif de l'absence de référent maternel ou paternel. Il est évident qu'un tel motif est inopérant dans le cadre d'une adoption par un célibataire et que derrière se cache un refus basé sur l'orientation sexuelle... La Cour Européenne des Droits de l'Homme a, le 22 juillet 2008, condamné la France pour un refus d'agrément ainsi motivé. Se soumettant enfin à cette décision, le tribunal administratif de Besançon a, pour la première fois, annulé un tel refus (novembre 2009).

La seule possibilité pour un couple homosexuel d'adopter étant l'adoption par un célibataire, elle ne donne aucun droit sur l'enfant au partenaire du parent et ce malgré la réalité de fait (Cour de cassation, 20 février 2007).


III - L'homophobie

La protection de l'homosexualité :


Le discours homophobe est particulièrement présent dans les religions.
Aujourd'hui toutefois, l'Église est soumise au droit. Elle a par exemple été condamnée pour avoir licencié un sacristain homosexuel (Cour de cassation 17 avril 1991). Désormais, la liberté de conscience est irrecevable comme motif d'une décision homophobe.

La condamnation de l'homophobie à l'épreuve de la liberté d'expression :


En droit français, la liberté d'expression ne protège pas les propos à caractère homophobe, raciste, sexiste... Cependant, la question est de savoir où s'arrête la liberté d'expression et où commence l'homophobie.
Le député Vanneste (UMP) a ainsi estimé en public que « l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité ». De nombreuses associations l'ont attaqué en justice pour ces propos. Pour sa défense le député a invoqué la liberté d'expression. Malheureusement c’est aussi l’avis de la Cour de cassation qui ne le condamne finalement pas...